Allocution à l’occasion du conseil municipal du 19 décembre

ALLOCUTION DE MONSIEUR GEORGES MOTHRON, MAIRE D’ARGENTEUIL

CONSEIL MUNICIPAL DU 19 DECEMBRE 2017

Mesdames, Messieurs les élus,

Mesdames, Messieurs les représentant de la société FIMINCO

Chères Argenteuillaises, Chers Argenteuillais,

 Je suis particulièrement fier et heureux ce soir de pouvoir enfin présenter en détail aux élus et aux habitants d’Argenteuil, ce magnifique projet Héloïse, fruit de notre travail avec la société FIMINCO.

Notre ville est née du dialogue entre le fleuve, la plaine et les coteaux.

Malheureusement, un siècle d’urbanisme et des choix d’intérêt régionaux comme l’A15 et RD 311 ont coupé la ville et ses habitants de la Seine et de ses berges.

L’engagement que j’avais pris avec la majorité municipale en 2014 était clair et simple : réveiller Argenteuil, assoupie dans son développement, isolée, en rebasculant la ville vers ses berges.

Le projet de l’Île Héloïse en est une étape majeure.

Nous travaillons à retisser les liens avec le fleuve pour créer un centre de gravité et de développement sur cet axe essentiel à notre bien-être et notre développement.

Ce lien n’est pourtant pas si ancien.

Né dans le centre-ville, je me souviens qu’enfant j’allais jouer dans l’île où nous avions un accès direct aux berges.

Plus tard, jeune salarié, j’ai pris mon premier poste, ici à Argenteuil, chez Roure Bertrand Dupont, devenu GIVAUDAN et nous pouvions, à l’heure du déjeuner, nous retrouver directement sur les bords de Seine.

C’est cette proximité qu’il nous faut réinventer.

Ce projet de la ville s’inscrit dans un élan métropolitain de reconquête de la Seine, l’axe vital et majeur, maltraité pendant des décennies et à laquelle tant de villes avaient tourné le dos.

Paris en tête, bien sûr, s’appuyant de l’exceptionnelle protection de son patrimoine historique.

Mais plus près de nous au sein même de la Boucle Nord : Asnières, Clichy, Colombes, profitant des friches laissées par la désindustrialisation, ont entrepris la reconquête de leurs berges.

Cette dynamique est d’autant plus forte et cohérente qu’elle est celle du territoire.

Cette ambition n’est pas nouvelle en ce qui me concerne.

Lors de mon premier mandat j’avais déjà entamé ce travail.

Preuve qu’il ne s’agit pas de politique, c’est avec Bezons, dans le cadre de la communauté d’agglomération que nous avions construit un plan ambitieux de transformation de la voie express en boulevard urbain.

Le secteur de l’île Héloïse, notamment, devait passer à 50 km/h avec des traversées piétonnes.

Nous avions réussi à assurer un financement tripartite de la région, de la CAAB et du département, chacun apportant 17 millions d’euros.

La précédente municipalité a choisi d’y renoncer au profit de projets chimériques et non finançables.

Finalement seul Bezons en a profité en achevant sa transformation en 2016.

Argenteuil, elle, a perdu cette opportunité.

Je le regrette.

Mais nous devons aller de l’avant. Il ne sert à rien de vivre de regrets et il est illusoire de vouloir restaurer le passé.

Nous ne pourrons pas revenir en arrière, il faut donc redoubler d’imagination pour inventer un nouveau rapport à la Seine et à ses berges.

Dès notre adhésion à la Métropole du Grand Paris en 2016, nous avons impulsé une politique de développement ambitieuse en ce sens pour que, sur toute la façade de la ville ouverte sur la Seine, un nouveau rapport et de nouveaux liens aux berges émergent.

Premièrement, en profitant à l’est, dans le secteur de la gare, de la dynamique d’ « Inventons la Métropole du Grand Paris » pour soutenir le projet Argenteuil Littoral de la société BRICQUEVILLE.

Ce secteur de friches SNCF en déshérence va enfin valoriser son lien exceptionnel avec Paris, sa proximité avec la Seine et  l’emblématique pont de chemin de fer pour offrir à la ville une nouvelle entrée remarquable avec un hôtel 4 étoiles, des bureaux partagés, des espaces publics et des locaux d’activité.

Argenteuil littoral, car une passerelle signal enjambera la voie rapide pour retisser le lien avec le fleuve en donnant accès à la berge et à une péniche restaurant.

Ce projet, lauréat de la Métropole du Grand Paris, verra très rapidement le jour.

Il inscrit profondément Argenteuil dans sa dynamique de renouveau.

Deuxièmement, à l’ouest, coté quai de Bezons, avec le projet de locaux d’activités « ateliers 166 ».

Respectueux du site, de son architecture et son l’histoire, son succès a été tel que BRICQUEVILLE souhaite aujourd’hui poursuivre avec une 2ème phase autour d’un hôtel 4 étoiles.

Le projet Héloïse, que nous allons découvrir ce soir, est la 3ème étape d’une politique ambitieuse et déjà concrète de reconquête des berges.

Plus encore, il est le fer de lance de la conquête de la place qu’Argenteuil mérite d’occuper au sein de la métropole.

Il est emblématique car il se situe là où est née Argenteuil.

Il doit être un nouveau signal, une nouvelle entrée dans la ville et le symbole de ce nouveau dialogue avec la Seine.

Il incarne aussi notre travail pour faire cesser l’évasion commerciale que connait Argenteuil.

3e ville d’Île de France, Argenteuil n’a plus le tissu commercial qu’elle devrait avoir.

Je ferai tout pour que les Argenteuillais puissent enfin trouver dans leur ville, au plus près de chez eux, l’activité indispensable à leurs besoins et à nos emplois.

Il n’y a pas de fatalité.

Ce pôle n’est pas, comme je l’ai entendu, un centre commercial de plus.

La présentation vous l’exposera en détail, mais il répond à une analyse des faiblesses de l’offre actuelle des commerces argenteuillais.

Loin d’être un concurrent il sera un complément

Nous l’envisageons comme une nouvelle rue commerçante, répondant à la vocation que présentait déjà le site avec le marché Héloïse qui, loin d’être menacé, en sera le premier bénéficiaire.

Tout comme le stade Alain Mimoun, qui sera pérennisé par des travaux de rénovation qu’il va connaitre dès cet été.

Il offrira, en outre, ce pôle culturel et de loisirs qui manque tant aujourd’hui.

Un pôle cinéma qui viendra, comme une locomotive, soutenir le Figuier Blanc et le Jean Gabin, avec une programmation complémentaire.

Et une nouvelle salle de spectacle, magnifique vous allez le voir, imaginée en balcon sur la Seine et offrant des possibilités nouvelles que ne permettait pas Jean Vilar, qui a beaucoup vieilli.

Je suis heureux, donc, que ce processus aboutisse à la présentation de ce soir.

Elle va permettre de nourrir le débat démocratique et de répondre aux esprits chagrins.

Petite parenthèse à destination des élus de l’opposition, je m’étais engagé au conseil d’octobre, à vous présenter ces éléments.

J’ai pour habitude de tenir mes promesses.

Cependant, l’équipe de FIMINCO, soucieuse des détails, a voulu soigner sa présentation et nous n’avons eu les éléments définitifs qu’hier soir.

Je tenais à m’excuser auprès de vous de n’avoir pu vous les présenter avant.

Ceci dit, les élus de la majorité ne les ont découverts que 24h avant vous…

***

Je vais laisser à Monsieur Gérald AZANCOT et a son équipe le soin de vous exposer leur travail.

Je les sais particulièrement fiers et attachés à ce grand projet.

Je vous remercie.

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