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Allocution à l’occasion du Conseil municipal du 29 juin 2018

ALLOCUTION DE MONSIEUR GEORGES MOTHRON, MAIRE D’ARGENTEUIL, A L’OCCASION DU CONSEIL MUNICIPAL – 29 JUIN 2018

 

 

Mesdames, Messieurs les élus,
Chères Argenteuillaises, Chers Argenteuillais,

 

Je vais beaucoup parler de l’État dans les prochaines minutes mais je tenais tout de même à saluer sa représentante à Argenteuil, Mme CLAVEL, sous-Préfète depuis 2015, qui a quitté ses fonctions il y quelques jours.

Même si nous avons parfois eu des désaccords, elle a été une formidable partenaire pour notre ville et le maire que je suis.

Elle fut toujours soucieuse d’apporter son soutien et son expertise sur ses nombreux champs d’intervention que ce soit pour nous aider à faire sortir Argenteuil de sa léthargie,  avec l’adhésion à la métropole, l’ANRU ou bien encore le contrat d’intérêt national ; mais aussi sur les problématiques de sécurité et d’emploi avec SEMPERIT, DASSAULT, HEDIARD ou bien encore avec la vente du site YOPLAIT.

Fruit de ce travail en commun, la candidature de la ville pour le second appel à projet d’Inventons la Métropole du Grand Paris sur le site Yoplait, justement, a été une nouvelle fois été retenue et les investisseurs intéressés sont déjà venus visiter le site.

Nous serons attentifs, à ce que, tel  Argenteuil Littoral , un projet de grande qualité émerge sur ce site au cœur du Val Notre-Dame.

***

Je souhaitais maintenant aborder avec vous quelques sujets qui ont été au cœur de la vie de notre commune ces dernières semaines.

Le premier d’entre eux concerne le passage souterrain de la gare.

La SNCF, propriétaire du passage nous a indiqué que la solution qui avait été trouvée en son temps pour en maintenir l’accès libre aux riverains ne lui permettait plus de lutter contre la fraude.

Elle a donc souhaité sa fermeture complète tout en maintenant un accès libre aux riverains par l’intermédiaire d’une carte d’accès gratuite.

Je sais,  nous savons, combien ce passage est emprunté par les habitants du quartier.

Il est le seul disponible depuis la destruction de la passerelle qui enjambait les voies.

La SNCF s’était engagée à maintenir la liberté de passage, le nouveau dispositif, même s’il nécessite la délivrance d’une carte d’accès, n’y contrevient pas.

En revanche, le périmètre initialement retenu par la SNCF pour les riverains éligibles à la carte ne nous satisfaisait pas.

Nous avons donc obtenu en négociant avec elle un élargissement de ce périmètre, à l’est, pour englober tous les quartiers jusqu’à l’A15.

Au-delà de ce périmètre nous avons aussi obtenu la possibilité que soient envisagées des dérogations, au cas par cas, que la ville étudiera avant de les soumettre à la SNCF.

J’espère que cela permettra de conserver, pour les habitants ce lien essentiel entres les quartiers de part et d’autre du sillon ferroviaire.

***

Autre sujet d’importance : l’A15 avec l’effondrement du mur de soutènement du viaduc de Gennevilliers, le 15 mai dernier.

Cet effondrement a entrainé la fermeture totale de l’autoroute pendant 6 jours.

6 longues journées durant lesquelles Argenteuil s’est retrouvée totalement paralysée par le report, dans ses rues, du trafic d’un des axes majeurs de la région parisienne.

6 longues journées invivables pour l’ensemble des Argenteuillais, mais aussi pour les acteurs économiques du territoire qui ont vu leur activité entravée.

Depuis, la réouverture n’est que partielle et les bretelles d’accès d’Orgemont restent fermées pénalisant fortement le quartier et le centre-ville.

Le week-end dernier, nous avons eu à subir une nouvelle fermeture totale de l’autoroute pour des travaux d’urgence entrainant un nouvel épisode d’engorgement de nos axes de circulation.

Tout, dans cette affaire, illustre le désengagement coupable et croissant de l’État, sinon sa négligence.

Tout d’abord sur l’entretien de l’ouvrage par la DIRIF.

Nous avions eu des alertes il y a 2 ans sous la forme de fuites de sablons sur d’un des ouvrages.

Cela avait été signalé aux services de la DIRIF, j’attends toujours leur retour.

Mais au-delà, sur l’entretien des chaussées et des bretelles d’accès, l’État est aux abonnés absents.

C’est la Ville, par exemple, qui doit intervenir sur les voies d’accès, souvent en bataillant avec la DIRIF, afin de nettoyer à ses frais, les dépôts sauvages pour des raisons de salubrité et de sécurité.

Lors de la dernière opération, par exemple, 16 tonnes ont été retirées.

Autre signe de cette désinvolture, c’est la Ville, encore, qui a dû mettre en place les panneaux de déviation en centre-ville pour signaler la fermeture de la bretelle d’Orgemont aux automobilistes.

En l’absence d’interlocuteurs, c’est tout légitiment vers les élus locaux et les collectivités que les habitants se retournent.

C’est pourtant à l’État seul qu’incombe l’entretien du réseau des autoroutes et de leurs ouvrages en Île de France.

Autant le dire, aucune commune n’est armée pour absorber le trafic d’une des autoroutes les plus empruntées de la région.

La police Municipale d’aucune ville n’est en capacité d’intervenir en permanence sur l’ensemble des carrefours des voies de report utilisées par les automobilistes.

Et là encore, l’État a brillé par son absence.

Aucune solution de report d’urgence via l’A14 n’a été envisagée et aucun renfort de forces de l’ordre ne nous a été envoyé pour nous aider dans cette tâche.

Nous avons été purement et simplement abandonnés.

Mais au-delà d’Argenteuil, c’est tout le Val d’Oise qui se retrouve impacté et isolé par cette fermeture.

La DIRIF a annoncé, la semaine dernière, après un très long silence que la réouverture totale n’interviendrait pas avant 2019.

C’est donc l’intégralité du Val d’Oise, de ses habitants et de ses acteurs économiques qui vont devoir subir de longs mois cette situation intenable.

J’étais d’ailleurs mercredi soir, à l’invitation de Marie Christine CAVECCHI, au Conseil départemental avec les différents acteurs : collectivités, entreprises, usagers à la réunion de constitution du Collectif des usagers afin de faire pression sur l’État.

Nous sommes mobilisés et déterminés à agir pour qu’il daigne, tout simplement, assurer ses missions et garantir à nos territoires une réponse urgente à la mesure de l’enjeu.

Cette situation est d’autant plus inadmissible que « dans le même temps », comme aime le dire notre président, ce même État exige des collectivités d’assumer toujours plus de missions tout en réduisant leur liberté financière.

J’ai déjà, à plusieurs reprises, évoqué la nouvelle politique de contractualisation que l’État met en place et qui concerne Argenteuil tout particulièrement.

Il nous appartiendra, ce soir, en tant qu’élus, représentant les Argenteuillais, de nous prononcer sur le contrat qui nous est proposé.

Nous reviendrons en détail au cours du Conseil sur le contenu et le mécanisme de fonctionnement de ce contrat qui vise à limiter la hausse annuelle des dépenses de fonctionnement des collectivités ayant plus de 60 millions d’euros de budget de fonctionnement à 1,2% et sur ce que notre acharnement à négocier nous a permis d’obtenir.

Donner moins pour demander plus, telle semble être la nouvelle devise de l’État.

Nouvelle illustration de ce mode opératoire : les écoles.

La feuille de route du gouvernement sur le dédoublement des classes de CP en REP et CE1 en REP + nous demande d’ouvrir 61 classes auxquelles s’ajoutent 10 classes pour l’augmentation naturelle des effectifs pour la rentrée prochaine.

Je l’avais déjà dit et je le répète : 71 classes cela représente presque 4 groupes scolaires comme celui du Val Notre Dame.

Au-delà de la création physique de ces classes, ce sont aussi des frais de personnel et d’entretien qui viendront s’ajouter au budget de la commune.

Tout cela, nous est demandé dans le cadre d’une restriction des dotations et d’un encadrement de notre budget.

Nous remplirons notre part du contrat.

Les enfants des classes de CP en zone REP et ceux de CE1 en REP+ d’Argenteuil auront à la rentrée des effectifs réduits.

La majorité municipale d’Argenteuil sera toujours du côté des Argenteuillais et au service de sa jeunesse.

Notre action résolue depuis 4 ans pour rendre à notre ville sa capacité d’action se révèle toujours plus fondamentale au fur et à mesure du désengagement de l’État.

Pour conclure, la Cour de Comptes a rendu cette semaine un audit des comptes publics qui pointe une hausse de la dépense des seuls ministères de 4.8% en 2017.

Ce que l’État est parfaitement incapable de faire, preuve à l’appui, il l’exige des collectivités qui, elles dans leur globalité, par leur gestion positive ne participent pas au déficit des comptes publics, faut-il le rappeler.

L’État, serait-il incapable, à son échelle de réaliser ce que nous avons réalisé à Argenteuil ?

Accepterait-il de signer le même contrat avec les français que celui qu’il nous impose ?

Nous avons, je le crois malheureusement, la réponse.

Je vous remercie

Allocution à l’occasion du conseil municipal du 27 mars 2018

ALLOCUTION DE MONSIEUR GEORGES MOTHRON, MAIRE D’ARGENTEUIL, 

CONSEIL MUNICIPAL – 27 MARS 2018

 

Mesdames, Messieurs les élus,
Chères Argenteuillaises, Chers Argenteuillais,

Je vous remercie pour cette minute de silence.

Il est toujours difficile de revenir à la vie quotidienne et à nos débats après des évènements aussi dramatiques.

Mais il me faut maintenant évoquer notre ville et les évolutions positives qu’elle connait.

Vous le savez, nous avons fait le choix fondateur de rejoindre la Métropole du Grand Paris pour replacer Argenteuil sur la carte économique francilienne.

J’ai d’ailleurs eu l’occasion d’en expliquer les origines et l’importance vitale pour notre ville dans la revue de la Métropole : Objectif Grand Paris qui a consacré un grand dossier spécial de 35 pages à la renaissance d’Argenteuil dans son dernier numéro.

Ce choix a porté ces fruits lors du premier appel à projet « Inventons la Métropole du Grand Paris » dont nous avons été lauréats avec Argenteuil Littoral.

Ce projet ambitieux va très bientôt, comme vous le savez,  permettre la résurrection du quartier de la Gare Centrale trop longtemps laissé à l’abandon et malmené par les départs d’entreprises.

Un second appel à projet vient d’être lancé par la Métropole qui a, de nouveau, retenu la candidature d’Argenteuil, cette fois avec l’ancien site Yoplait, signe de notre visibilité et de notre attrait retrouvé.

Au cœur du Parc d’activités économiques des Berges de Seine, je suis certain que cet emplacement suscitera des projets prometteurs et bénéfiques pour notre tissu économique et pour les Argenteuillais.

Nous avons bien fait, il y a 2 ans, de le préempter en y évitant l’implantation d’une base de logistique du n°1 américain du e-commerce.

Je le répète, sans notre adhésion à la Métropole nous ne pourrions pas avoir accès à cette formidable opportunité de développement.

Je m’en félicite et je remercie tous ceux, élus, Conseil économique d’Argenteuil et agents de la ville qui portent ce dossier.

Ce projet est d’autant plus important qu’il se trouve non loin du site de l’Atelier 116, situé au même numéro du quai de Bezons, rénové en 2016 par Bricqueville.

La seconde phase, au 114 du même quai, proposera bientôt sur près de 4000 m2 des locaux modulables, comprenant bureaux, laboratoires et ateliers avec parkings en sous-sol, sans oublier un hôtel de 120 chambres et restaurant pour le tourisme d’affaire.

Le projet est entré dans sa partie finale de bouclage et le permis de construire a été déposé.

C’est donc tout ce quartier des bords de Seine qui connait un renouveau depuis 4 ans et le transport en commun en site propre, dont l’enquête publique vient de commencer, va permettre enfin de le relier au pont de Bezons donc au T2 et à la Gare Centrale en moins de 10 minutes.

La réunion publique à Argenteuil se tiendra d’ailleurs demain à l’espace Nelson Mandela.

Le passage de ce nouveau mode de transport permettra, en outre, une requalification des rues Michel Carré et Henri Barbusse avec un accent mis sur les circulations douces et la végétalisation dont le quartier du Val Notre Dame a tant besoin.

L’ambition de revitalisation du centre-ville que nous portons pourra aussi trouver, nous l’espérons, un relais avec la Métropole grâce l’appel à manifestation d’Intérêt « Centres-villes vivants » qu’elle vient de lancer et pour laquelle nous sommes là aussi candidat.

Ce dispositif nous permettra d’être accompagnés dans notre  démarche avec l’ensemble des acteurs mobilisables.

Vous le voyez notre engagement au sein de la Métropole et de sa dynamique s’inscrit en cohérence avec le travail de la municipalité au service des Argenteuillais.

Le renouveau du centre-ville nous y travaillons aussi avec le futur pôle Héloïse. L’avancée du projet nous conduit à suspendre la salle Jean-Vilar actuelle.

En attendant la nouvelle salle de spectacle qui verra le jour dans le futur pôle culturel, nous tenons l’engagement pris devant l’ensemble des associations argenteuillaises de leur proposer une nouvelle salle, à bien des égards plus fonctionnelle que Jean-Vilar, et qui permettra à l’ensemble des spectacles, manifestations culturelles et associatives de se tenir à l’identique.

Cette promesse, faîte aux utilisateurs et aux visiteurs, nous la tenons avec un nouvel équipement dont le coût total de construction et d’aménagement reste très raisonnable puisqu’il ne dépasse pas 1 600 000€.

Voilà le vrai coût contrairement aux chiffres fantaisistes avancés ici et là et complaisamment relayés par ceux qui s’opposent au projet Héloïse.

Partisans de la rénovation ou de la reconstruction de Jean-Vilar qui s’offusquent du coût de cette nouvelle salle mais dont il faudra qu’ils nous expliquent, un jour, comment ils comptent mener à bien un tel projet sans proposer d’alternative le temps des travaux (..) il est vrai qu’opposition et cohérence ne font pas toujours bon ménage.

En ce qui nous concerne, nous poursuivons notre programme.

La salle est prête et les associations seront les premières à la découvrir début mai.

J’ai d’ailleurs pu le leur annoncer directement lors des premiers états généraux de la vie associative qui se sont tenus le week-end dernier.

***

Argenteuil retrouve son souffle et même si notre ville change d’air il nous faut composer avec des gouvernements toujours prompts à demander aux collectivités de nouvelles missions tout en prenant soin de limiter leurs capacités financières avec, par exemple pour notre ville, une baisse de la Dotation Globale de Fonctionnement de 43.3 millions d’€ sur les 3 dernières années.

Je sais que l’opposition aime beaucoup ce genre de mise en perspectives : 43 millions ce sont presque 3 groupes scolaires, comme celui que nous construisons au Val Notre Dame, en moins.

Nouvelle illustration aujourd’hui de ce mode opératoire, qui concerne justement les écoles, avec la feuille de route du gouvernement sur le dédoublement des classes de CP en REP et CE1 en REP + qui nous demande d’ouvrir 61 classes auxquelles s’ajoutent 10 classes pour l’augmentation naturelle des effectifs pour la rentrée prochaine.

L’État nous demande d’ouvrir dans six mois, 71 classes dans les groupes scolaires d’Argenteuil, soit 20% de plus que notre capacité actuelle, et cela sans aucune aide spécifique.

71 classes cela représente presque 4 groupes scolaires comme celui du Val Notre Dame dont je vous parlais.

Au-delà de la création physique de ces classes, ce sont aussi des frais de personnel et d’entretien qui viendront s’ajouter au budget de la commune.

Je comprends les raisons et les motivations du ministre de l’Éducation Nationale, elles sont louables.

Mais cette politique de dédoublement, dans une ville comme Argenteuil, avec une population jeune, en forte croissance et dont les écoles sont majoritairement classées en REP et REP+ a des conséquences exceptionnelles.

Je ne vous livre pas ces chiffres dans un but polémique ou  critique de la politique du gouvernement.

Ce n’est pas mon propos.

Je veux attirer l’attention sur l’extrême difficulté dans laquelle nous devons agir et mener le programme pour lequel les Argenteuillais nous ont élus il y a 4 ans, mais au-delà pour le bien public de la ville et de ses habitants.

Quelle que soit notre situation financière, l’État traite toutes les collectivités de la même manière et je ne demande pas de traitement de faveur.

Nous allons, d’ailleurs, mettre en place ces classes pour le bien des enfants d’Argenteuil et parce que, républicain dans l’âme, je sais que le devoir d’un maire est de donner aux écoles de sa ville les moyens qui lui sont nécessaires.

Notre majorité les donne d’autant plus volontiers que l’éducation a été, en dépit des immenses difficultés, le budget que nous avons toujours sanctuarisé depuis notre arrivée en 2014.

Mais ce cas d’école, sans jeux de mots, éclaire l’importance vitale que revêt le redressement financier de la ville que nous avons mené avec succès depuis 4 ans.

Si je l’évoque maintenant c’est que ce conseil va en donner l’illustration avec la 4e question de notre ordre du jour et l’adoption du compte administratif, très positif.

Vous verrez le fruit des efforts des élus et des services de la ville et je tenais à les en remercier. C’est aussi le fruit des efforts des Argenteuillais et je ne l’oublie pas.

L’opposition continuera avec des tracts, à longueur de tribunes et de conseils à donner des leçons de gestion et à expliquer combien d’écoles tel ou tel choix de la majorité représente.

Nous continuerons à travailler au service des Argenteuillaises et des Argenteuillais pour rendre à cette ville la place qu’elle doit avoir, pour développer son potentiel et pour pouvoir ouvrir l’équivalent de 4 groupes scolaires en un an grâce aux seules capacités d’investissement retrouvées de la ville.

Je vous remercie.

*Seul le prononcé fait foi

Allocution à l’occasion du conseil municipal du 26 janvier

ALLOCUTION DE MONSIEUR GEORGES MOTHRON, MAIRE D’ARGENTEUIL

CONSEIL MUNICIPAL DU 26 JANVIER 2018

 

Mesdames, Messieurs les élus,
Chères Argenteuillaises, Chers Argenteuillais,

 

Nous sommes encore dans la période des vœux et je veux donc profiter de l’occasion pour vous présenter à tous, élus, personnel municipal, Argenteuillais et Argenteuillaises présents dans le public ou spectateurs de la retransmission vidéo, mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année.

Vœux de bonheur et de santé dans vos vies personnelles mais aussi vœux pour notre ville dans le futur.

Le futur de notre ville je tiens à en parler alors que nous allons débattre, ce soir, du budget 2018.

Le gouvernement, dans la lignée de ses prédécesseurs, adopte à l’égard des collectivités territoriales, et donc des villes comme la nôtre, une lente mais constante politique de remise en cause de leur autonomie d’action et notamment financière au nom de la lutte contre la dette publique.

Il souhaite faire participer les collectivités territoriales à l’effort de réduction de la dépense publique.

Je ne peux qu’être d’accord avec ce principe d’équilibre des comptes publics et de modération des dépenses pour réduire les déficits et permettre ensuite d’alléger la pression fiscale qui vient les financer.

Je souscris aussi pleinement à ce que les collectivités y prennent toute leur part.

Notre action depuis 4 ans pour redresser ceux de notre ville le prouve.

Seulement le discours et la méthode me semble déloyaux.

Le discours tout d’abord ; car l’objectif de l’État ne semble pas tant être la saine gestion des deniers publics par les collectivités, que de leur faire réaliser de force, sans concertation et au pas de charge les économies nécessaires au rééquilibrage des comptes publics de notre pays qu’il a bien du mal mener lui-même.

L’État laisse croire que les collectivités sont à l’origine d’une partie des déficits pour mieux leur faire faire les économies qu’il a bien du mal à réaliser.

Un peu comme si, à l’aéroport, au moment d’enregistrer, pour éviter l’excèdent de bagages vous demandiez à votre conjoint ou votre conjointe de vider sa valise en oubliant de faire de même avec la vôtre.

Car aujourd’hui, même si leur gestion est loin d’être parfaite, les collectivités sont dans leur globalité à l’équilibre et même légèrement excédentaires.

L’État, lui en revanche, ne peut en dire autant car c’est son déficit qui impacte les comptes publics.

Et cela alors même que, depuis des années, les gouvernements successifs n’ont eu de cesse de transférer aux collectivités toujours plus de missions, sans y joindre à chaque fois les moyens financiers qu’ils impliquent comme, par exemple, avec le PACS dont Xavier PERICAT nous parlera certainement tout à l’heure.

J’en viens maintenant à la méthode avec la disparition de la taxe d’habitation et le pacte de confiance présenté en septembre dernier.

Le gouvernement poursuit là, à l’égard des collectivités locales, la politique constante de ses prédécesseurs ; celle d’une lente mais constante remise en cause de leur autonomie d’action et notamment financière.

Chacun connait les défauts et les injustices de la taxe d’habitation mais sa disparition nous prive d’un levier de financement propre, de notre autonomie, ainsi que d’un lien direct entre la ville et ses habitants.

Par ailleurs, l’engagement de compensation intégrale de l’État ne court que jusqu’en 2020 !

Nous avons connu de meilleures garanties.

Comment projeter les recettes, donc les investissements d’une ville comme Argenteuil avec une visibilité à 3 ans ?

À cela s’ajoute le futur pacte de confiance dont l’élaboration doit commencer cette année pour une mise en place dès l’an prochain.

L’État a pris soin d’en fixer les résultats avant même d’en dévoiler le dispositif.

A l’heure où je vous parle nous n’en connaissons que les grandes lignes mais les détails restent encore vagues.

Mais notre ville par sa taille de sa population sera concernée

L’augmentation possible de notre budget de fonctionnement serait limitée, en principe, à 1.2% mais 3 critères différents

  • de croissance démographique,
  • de richesse de la population et
  • d’efforts passés sur la maitrise des frais de fonctionnement

par un jeu de malus et de bonus pourraient faire varier ce taux référence dans une fourchette comprise entre 0.75 et 1.65%

Pour être clair, avec notre budget cela autoriserait une augmentation comprise entre 1,2 et 2,6 millions d’€ pour notre ville.

Pour bien comprendre maintenant la problématique que cette mécanique pose à notre ville, prenons l’exemple de la masse salariale des agents de la ville qui représente 65% de notre budget de fonctionnement.

La simple progression mécanique du seul glissement vieillesse technicité (GVT) lié à la progression de carrière et aux changements de nature des missions des agents entrainera une hausse automatique de 1% de sa masse salariale soit 1 millions d’€/an.

Ce qui ne laissera à la ville qu’une marge de progression comprise entre 200 000 et 1,6 millions d’€.

Et cela sans aucune embauche.

Avec ces perspectives, l’immense effort de redressement de la situation financière de la ville et notamment la maîtrise de sa masse salariale entrepris depuis 4 ans apparaissent encore plus vitaux qu’ils ne l’étaient déjà.

A cette incertitude financière vient s’ajouter maintenant une incertitude institutionnelle avec la réflexion que mènent le Président de la République et le Gouvernement sur la réorganisation de la région parisienne

Laquelle remet déjà en question l’avenir des tous jeunes territoires de la Métropole et celui des départements dont le Val d’Oise sans qu’aucun ne soit réellement consulté.

Je m’en suis d’ailleurs ouvert la semaine dernière en signant, comme président de Boucle de Nord de Seine, une lettre ouverte commune avec 10 autres de mes collègues présidents de territoires de la MGP pour demander à ce que nos voix, celles de nos collectivités et de leurs citoyens, soient entendues.

Ce que nous voulons : c’est que le gouvernement redonne aux collectivités la maîtrise de leurs moyens, que l’on fasse d’elles les acteurs du redressement, comme nous l’avons fait à Argenteuil plutôt qu’une mise sous tutelle qui les place dans un brouillard institutionnel et financier qui entrave leur développement et leurs missions.

La Métropole est un formidable levier de développement et d’opportunités et nous devons la défendre.

Je l’ai souvent dit, notre choix de la rejoindre porte déjà ses fruits avec des projets comme Argenteuil Littoral ; mais, plus encore, il replace Argenteuil à sa place : au cœur du développement de notre région.

Cette dynamique vient à nouveau de payer avec le feu vert, acté par Île-de-France Mobilités lors de son Conseil d’Administration du 13 décembre dernier, pour, enfin, lancer la concertation et l’étude de faisabilité de la liaison en site propre Argenteuil-Bezons-Sartrouville.

Je m’en félicite pour Argenteuil et ses habitants.

Élément remarquable, dû à notre investissement dans la défense de ce dossier, la concertation reposera sur un tracé précis construit en totale collaboration avec les services de la ville.

Ce projet vital va enfin permettre de relier Argenteuil au grand pôle de la Défense via le T2 mais aussi de placer le secteur de la Porte Saint Germain en prise directe avec Paris, via la gare centrale, et La Défense à l’horizon 2025.

Il reliera notre territoire aux grands pôles d’emploi mais, mieux que cela, il nous permettra de faire de notre territoire un véritable pôle d’emploi avec le développement et la requalification de tout le secteur du Val Notre Dame et de la porte Saint-Germain.

Il assurera un transport fiable, capacitaire et constant, proche de celui du tram, pour désenclaver le val Notre-Dame limitant pour les riverains la nécessité de l’utilisation de la voiture particulière.

Enfin, il nous permettra de lancer la rénovation du quartier et de ses voies et espaces publics, notamment la rue Henri Barbusse et la place du 11 novembre, en organisant un nouveau partage de la voirie offrant une nouvelle place aux piétons et aux vélos.

Du 19 mars au 23 avril 2018 une concertation avec la population sera menée avec une exposition présentant le projet à l’hôtel de ville puis avec l’organisation d’une réunion publique.

Je souhaite finir cette introduction en ayant un mot pour les agents de la ville.

Nous avons, lors du dernier conseil, voté le nouveau régime indemnitaire avec, notamment, la création d’une prime nouvelle dont l’objectif est de récompenser les agents ayant témoigné, par leur présence constante, leur engagement au service de la collectivité.

Elle a d’ailleurs été versée ce mois-ci aux agents ayant fait preuve de cet engagement exceptionnel.

Elle a, cependant, suscité des polémiques et pu être mal comprise par certains.

Nous avions voulu qu’elle soit très simple dans son fonctionnement pour être facilement lisible et ne pas donner l’impression de créer des catégories ou des effets de seuil.

J’en ai discuté avec les agents, les élus et les représentants syndicaux et, après mûres réflexions, j’ai décidé d’en modifier un des critères.

 Je tenais donc à annoncer que je demanderai au prochain conseil municipal d’en étendre l’accès, dès cette année, aux agents ayant bénéficié d’un congé maternité mais aussi à ceux ayant pris un congé paternité.

Accueillir un enfant est un bonheur et une responsabilité autant pour une mère que pour un père et il me parait juste que les deux puissent en bénéficier sans distinction.

J’ai toujours envisagé ma fonction avec conviction et détermination dans l’action mais en restant ouvert à la discussion. Il faut savoir faire évoluer ce que l’on a porté pour en assurer le succès.

***

Maintenant place à l’ordre du jour.

Je vous remercie.

Allocution à l’occasion du conseil municipal du 19 décembre

ALLOCUTION DE MONSIEUR GEORGES MOTHRON, MAIRE D’ARGENTEUIL

CONSEIL MUNICIPAL DU 19 DECEMBRE 2017

Mesdames, Messieurs les élus,

Mesdames, Messieurs les représentant de la société FIMINCO

Chères Argenteuillaises, Chers Argenteuillais,

 Je suis particulièrement fier et heureux ce soir de pouvoir enfin présenter en détail aux élus et aux habitants d’Argenteuil, ce magnifique projet Héloïse, fruit de notre travail avec la société FIMINCO.

Notre ville est née du dialogue entre le fleuve, la plaine et les coteaux.

Malheureusement, un siècle d’urbanisme et des choix d’intérêt régionaux comme l’A15 et RD 311 ont coupé la ville et ses habitants de la Seine et de ses berges.

L’engagement que j’avais pris avec la majorité municipale en 2014 était clair et simple : réveiller Argenteuil, assoupie dans son développement, isolée, en rebasculant la ville vers ses berges.

Le projet de l’Île Héloïse en est une étape majeure.

Nous travaillons à retisser les liens avec le fleuve pour créer un centre de gravité et de développement sur cet axe essentiel à notre bien-être et notre développement.

Ce lien n’est pourtant pas si ancien.

Né dans le centre-ville, je me souviens qu’enfant j’allais jouer dans l’île où nous avions un accès direct aux berges.

Plus tard, jeune salarié, j’ai pris mon premier poste, ici à Argenteuil, chez Roure Bertrand Dupont, devenu GIVAUDAN et nous pouvions, à l’heure du déjeuner, nous retrouver directement sur les bords de Seine.

C’est cette proximité qu’il nous faut réinventer.

Ce projet de la ville s’inscrit dans un élan métropolitain de reconquête de la Seine, l’axe vital et majeur, maltraité pendant des décennies et à laquelle tant de villes avaient tourné le dos.

Paris en tête, bien sûr, s’appuyant de l’exceptionnelle protection de son patrimoine historique.

Mais plus près de nous au sein même de la Boucle Nord : Asnières, Clichy, Colombes, profitant des friches laissées par la désindustrialisation, ont entrepris la reconquête de leurs berges.

Cette dynamique est d’autant plus forte et cohérente qu’elle est celle du territoire.

Cette ambition n’est pas nouvelle en ce qui me concerne.

Lors de mon premier mandat j’avais déjà entamé ce travail.

Preuve qu’il ne s’agit pas de politique, c’est avec Bezons, dans le cadre de la communauté d’agglomération que nous avions construit un plan ambitieux de transformation de la voie express en boulevard urbain.

Le secteur de l’île Héloïse, notamment, devait passer à 50 km/h avec des traversées piétonnes.

Nous avions réussi à assurer un financement tripartite de la région, de la CAAB et du département, chacun apportant 17 millions d’euros.

La précédente municipalité a choisi d’y renoncer au profit de projets chimériques et non finançables.

Finalement seul Bezons en a profité en achevant sa transformation en 2016.

Argenteuil, elle, a perdu cette opportunité.

Je le regrette.

Mais nous devons aller de l’avant. Il ne sert à rien de vivre de regrets et il est illusoire de vouloir restaurer le passé.

Nous ne pourrons pas revenir en arrière, il faut donc redoubler d’imagination pour inventer un nouveau rapport à la Seine et à ses berges.

Dès notre adhésion à la Métropole du Grand Paris en 2016, nous avons impulsé une politique de développement ambitieuse en ce sens pour que, sur toute la façade de la ville ouverte sur la Seine, un nouveau rapport et de nouveaux liens aux berges émergent.

Premièrement, en profitant à l’est, dans le secteur de la gare, de la dynamique d’ « Inventons la Métropole du Grand Paris » pour soutenir le projet Argenteuil Littoral de la société BRICQUEVILLE.

Ce secteur de friches SNCF en déshérence va enfin valoriser son lien exceptionnel avec Paris, sa proximité avec la Seine et  l’emblématique pont de chemin de fer pour offrir à la ville une nouvelle entrée remarquable avec un hôtel 4 étoiles, des bureaux partagés, des espaces publics et des locaux d’activité.

Argenteuil littoral, car une passerelle signal enjambera la voie rapide pour retisser le lien avec le fleuve en donnant accès à la berge et à une péniche restaurant.

Ce projet, lauréat de la Métropole du Grand Paris, verra très rapidement le jour.

Il inscrit profondément Argenteuil dans sa dynamique de renouveau.

Deuxièmement, à l’ouest, coté quai de Bezons, avec le projet de locaux d’activités « ateliers 166 ».

Respectueux du site, de son architecture et son l’histoire, son succès a été tel que BRICQUEVILLE souhaite aujourd’hui poursuivre avec une 2ème phase autour d’un hôtel 4 étoiles.

Le projet Héloïse, que nous allons découvrir ce soir, est la 3ème étape d’une politique ambitieuse et déjà concrète de reconquête des berges.

Plus encore, il est le fer de lance de la conquête de la place qu’Argenteuil mérite d’occuper au sein de la métropole.

Il est emblématique car il se situe là où est née Argenteuil.

Il doit être un nouveau signal, une nouvelle entrée dans la ville et le symbole de ce nouveau dialogue avec la Seine.

Il incarne aussi notre travail pour faire cesser l’évasion commerciale que connait Argenteuil.

3e ville d’Île de France, Argenteuil n’a plus le tissu commercial qu’elle devrait avoir.

Je ferai tout pour que les Argenteuillais puissent enfin trouver dans leur ville, au plus près de chez eux, l’activité indispensable à leurs besoins et à nos emplois.

Il n’y a pas de fatalité.

Ce pôle n’est pas, comme je l’ai entendu, un centre commercial de plus.

La présentation vous l’exposera en détail, mais il répond à une analyse des faiblesses de l’offre actuelle des commerces argenteuillais.

Loin d’être un concurrent il sera un complément

Nous l’envisageons comme une nouvelle rue commerçante, répondant à la vocation que présentait déjà le site avec le marché Héloïse qui, loin d’être menacé, en sera le premier bénéficiaire.

Tout comme le stade Alain Mimoun, qui sera pérennisé par des travaux de rénovation qu’il va connaitre dès cet été.

Il offrira, en outre, ce pôle culturel et de loisirs qui manque tant aujourd’hui.

Un pôle cinéma qui viendra, comme une locomotive, soutenir le Figuier Blanc et le Jean Gabin, avec une programmation complémentaire.

Et une nouvelle salle de spectacle, magnifique vous allez le voir, imaginée en balcon sur la Seine et offrant des possibilités nouvelles que ne permettait pas Jean Vilar, qui a beaucoup vieilli.

Je suis heureux, donc, que ce processus aboutisse à la présentation de ce soir.

Elle va permettre de nourrir le débat démocratique et de répondre aux esprits chagrins.

Petite parenthèse à destination des élus de l’opposition, je m’étais engagé au conseil d’octobre, à vous présenter ces éléments.

J’ai pour habitude de tenir mes promesses.

Cependant, l’équipe de FIMINCO, soucieuse des détails, a voulu soigner sa présentation et nous n’avons eu les éléments définitifs qu’hier soir.

Je tenais à m’excuser auprès de vous de n’avoir pu vous les présenter avant.

Ceci dit, les élus de la majorité ne les ont découverts que 24h avant vous…

***

Je vais laisser à Monsieur Gérald AZANCOT et a son équipe le soin de vous exposer leur travail.

Je les sais particulièrement fiers et attachés à ce grand projet.

Je vous remercie.

Allocution à l’occasion du conseil municipal du 10 octobre 2017

ALLOCUTION DE MONSIEUR GEORGES MOTHRON, MAIRE D’ARGENTEUIL

- CONSEIL MUNICIPAL DU 10 OCTOBRE 2017 -   

Mesdames, Messieurs, Chers collègues,

Tout d’abord mes chers collègues, avant d’aborder les points à l’ordre du jour, je tenais à vous informer des démissions de Monsieur Daniel Maupoux et de Madame Sémia Anzagh de leur mandat de conseiller municipal. Je tiens également à informer cette Assemblée de la décision de M. Lefebvre-Naré qui m’a saisi par lettre recommandée de son choix de quitter le Groupe « Fiers d’être Argenteuillais » et de siéger indépendamment du groupe d’opposition.

Il convient donc d’installer deux nouveaux conseillers municipaux afin de pourvoir à leur remplacement conformément à l’article 270 du code électoral.

J’ai le plaisir d’accueillir Madame Héloïse Lacaille et Monsieur Sivakumar Ponnudaraï. Je propose de désigner Madame Anne-Sophie Vuillemin en tant que Secrétaire de séance. Madame la Secrétaire vous pouvez passer à l’appel nominal des conseillers municipaux.

( Elle fait l’appel……..)

Avant de débuter le premier point à l’ordre du jour, je souhaitais faire part au personnel municipal nos vifs et sincères remerciements faisant suite à la rentrée scolaire ainsi qu’à l’inauguration de la Halle des Sports Roger Ouvrard. Je profiterai également de cette intervention pour répondre à la question orale de M. Lefebvre-Naré.

Je tenais en effet à saluer ce soir l’ensemble du personnel municipal ainsi que les élus en charge des affaires scolaires et du sport. En effet, cette nouvelle rentrée des classes a été un excellent cru, si je puis dire, de par la fluidité avec lesquelles les choses se sont déroulées. Le Directeur Académique présent lors de cette journée du 4 septembre, nous a d’ailleurs fait part de sa satisfaction au regard du très gros travail effectué pour nos enfants ainsi que les enseignants. Je rappelle que 17 classes ont été créées, dont 7 pour dédoubler des classes de CP dans les écoles en réseau d’éducation prioritaire. Argenteuil compte à ce jour plus de 14 000 écoliers au sein de ses 54 écoles publique. Nous n’avons, cette année encore, pas manqué à notre promesse de début de mandat de faire de l’éducation et du bien être des jeunes Argenteuillais, une priorité, en investissant 3,5 millions d’euros dans nos écoles entre juillet et août. Nous poursuivrons naturellement cet effort l’an prochain.

Cette rentrée scolaire s’est accompagnée de l’inauguration de la Halle des Sports Roger Ouvrard. Pour ceux qui n’ont pas fait le déplacement, je les invite à s’y rendre. Ce bâtiment est une très belle réussite répondant à des attentes fortes de la part des habitants ainsi que des associations. Là encore, les services de la ville ont été extrêmement proactifs, je pense ici à la direction des services techniques ainsi qu’à la Direction des Sports qui ont mis tout leur professionnalisme et leur sens de l’action publique au service de ce projet.

Je souhaite naturellement et également remercier Guy Carlier pour sa présence et sa bienveillance lors de l’inauguration. Comme il me l’a dit de nombreuses fois lors de nos échanges, il reste très attaché à Argenteuil. Je ne doute pas que nous serons amenés à nous recroiser très bientôt et pourrons compter sur son aide pour la mise en valeur de notre ville.

Avant de répondre à Monsieur Lefebvre-Naré, je souhaitais informer le Conseil municipal que le Jury « Inventons la Métropole » s’était réuni le 27 septembre dernier et s’était prononcé sur le choix du projet retenu sur le secteur de la Gare centrale. Je peux vous assurer que ce projet va radicalement faire changer, pour le meilleur, cette partie de la ville. Je ne peux hélas rien vous dire de plus avant la date de rendu officiel qui est fixée au 18 octobre à 15h. Nous aurons après cette date l’occasion de vous le présenter et d’en débattre ensemble. Par ailleurs, dans le cadre du redémarrage économique d’Argenteuil, je ne peux passer sous silence l’installation en Août dernier d’OSCARO qui souhaite embaucher des Argenteuillais. La mission Emploi de la Ville a d’ores et déjà proposé une trentaine de personnes répondant à leurs critères, au cours de notre journée portes ouvertes de ce jour. Voilà une friche de 25 ans autrefois occupée par ROVER qui va revivre.

Monsieur Lefebvre-Naré, vous m’avez fait parvenir en date du 4 octobre dernier un courrier ayant pour objet une question orale que je vais vous lire intégralement avant de vous y répondre :

courrier LN

 

 

Pour répondre à vos différentes interrogations et dans l’ordre :  

 

  • Sur l’attachement général des Argenteuillais à cet ensemble :

L’objectif du projet est double, il s’agit bien à la fois de faire du futur ensemble un lieu de passage mais également un lieu de partage : 

- Un espace de passage : l’aménagement du projet va permettre de recréer un parcours, un véritable circuit de qualité, qui mette en relation le cœur de ville, Coté Seine, le Parc des Berges, le Marché Héloïse et les Berges de Seine.

- Un lieu de partage : la requalification de l’espace public, la création d’un grand parvis piéton, l’aménagement d’une promenade piétonne et sécurisé, l’implantation de nouveaux équipements ouverts à tous (cinéma, salle de spectacle, restaurants, commerces) vont multiplier les occasions de se rencontrer sur le site d’Héloïse : on viendra désormais sur cet espace pour se divertir, pour faire ses achats simplement pour une promenade.

 

  • Sur la conservation d’un maximum d’arbres présents :

Le projet a effectivement été conçu avec comme objectif la préservation d’un maximum d’arbres présents sur site, dans la mesure du possible. La réflexion autour de cet objectif a conduit à établir une stratégie environnementale globale ambitieuse notamment autour de deux points : Le développement de la biodiversité et l’infiltration des eaux pluviales. 

  1. Le développement de la biodiversité est assuré :
  • D’une part, par le nombre d’arbres de petit à très grand développement que comporte le projet : En effet, si le Plan Local d’Urbanisme en vigueur impose la création de 45 arbres et arbustes, si le terrain actuel comporte 75 arbres et arbustes, le projet prévoit la plantation de 224 arbres de petit à très grand développement, soit trois fois le nombre d’arbres existants actuellement et cinq fois le nombre imposé par le Plan Local d’Urbanisme.
  • D’autre part, par la diversité des espèces que comporte le projet : En effet, le projet prévoit la mise en place de tables arbustives, d’arbres à fleur en mélange de hauteur allant jusqu’à 6m, d’arbres à grand développement en mélanges de hauteurs allants jusqu’à 10 m, d’arbres fruitiers, de pins de hauteurs variables. 

Ces arbres et arbustes viennent s’ajouter à une importante palette végétale, composée également de vivaces, de graminées, de bouquetiers ainsi que de plantes potagères offrant dans les différentes terrasses, autant de milieux favorables au développement de la biodiversité en ville. 

  1. Afin de concilier biodiversité et gestion des eaux pluviales, le projet propose la création d’un grand nombre de terrasses végétalisées. En particulier, 75 % des terrasses non accessibles seront végétalisées d’un part, et, ’autres part, 47% des terrasses accessibles seront végétalisées avec pour chacun de ces deux types de terrasses une hauteur de terre de plus de 40 cm. 

 

  • Sur la réalisation de commerce en continuité avec le circuit marchand du centre ville et la non concurrence avec Côté Seine et les commerces existants :

 Le projet s’intègre à double titre à son environnement : 

- D’une part, une continuité physique : le projet va permettre de requalifier l’entrée de ville d’Argenteuil et de créer le parcours manquant entre le marché et l’avenue Gabriel Péri. Le réaménagement du carrefour Héloïse-Péri permettra une traversée aisée et sécurisée des piétons et ainsi de créer un circuit marchand de cœur de ville complet comprenant les rues marchandes (Péri, Vaillant-Couturier), le centre commercial Coté Seine, le projet et le marché Héloïse. La proximité spatiale du projet permet également d’intégrer des équipements municipaux majeurs au sein de ce circuit : la Maison des Jeunes et de la Culture, le Conservatoire… 

- D’autre part, une complémentarité d’offre : le postulat de départ est simple, l’offre existant aujourd’hui dans le centre-ville d’Argenteuil ne permet de retenir une évasion commerciale colossale 250 M€ aujourd’hui (soit près de la moitié des dépenses des habitants d’Argenteuil) alors même que la ville est l’une des plus peuplée d’Ile de France. La programmation a été élaborée en prenant en compte les niveaux d’évasion sur chacun des secteurs d’activités et propose une mixité de commerce : 

  • de la mode bien sûr mais seulement sur un tiers de la surface, et avec objectif d’attirer des enseignes complémentaires de l’offre de Côté Seine, et de mettre en place les conditions nécessaires pour faire revenir celles qui ont quitté le cœur de ville ces dernières années. 
  • de l’alimentaire sur un format adapté au centre-ville : l’arrivée d’une nouvelle enseigne généraliste permettra de proposer aux consommateurs une nouvelle offre plus en adéquation en termes de prix avec le pouvoir d’achat des habitants d’Argenteuil (par rapport aux enseignes Géant Casino et Monoprix aux indices de prix élevés aujourd’hui). 
  • une large part de la surface sera dédiée aux autres secteurs d’activités aujourd’hui absents du cœur de ville d’Argenteuil : le sport, les loisirs, la décoration, un cinéma, de nouveaux concepts de restauration…

 

  •  Sur les places de stationnement :

Le projet compte 594 places de stationnement voiture et 184 places de stationnement deux roues ouvertes au public dédiées aux futurs visiteurs et clients du site (les logements possèdent un parking distinct en superstructure). Le parking fonctionnera comme un parking public et offrira une période de gratuité limitée pour les visiteurs (au-delà d’une certaine durée le stationnement sera payant afin de limiter le phénomène de véhicules ventouses). 

Lors des manifestations de grande envergure, accueillant un public important, une offre de stationnement complémentaire sera possible grâce au parking public situé à moins de 300 m sous le centre commercial Côté Seine et aujourd’hui sous utilisé.

 

J’en profite également pour proposer au groupe de travail formé avec l’opposition de se réunir à nouveau. Il ne s’est plus réuni depuis la dernière fois par de grains à moudre, mais suite aux différentes avancées récentes du projet, je crois important de fixer une nouvelle date de réunion que mon cabinet proposera à M. Doucet dans les jours qui viennent. Nous aborderons à cette occasion le sujet de la réunion publique qui a dû être repoussée suite aux différentes CDAC successives où notre projet a très largement été approuvé à chaque fois.

 

Voilà, mes chers collègues, ce que je souhaitais partager avec vous.

Georges MOTHRON