Allocution à l’occasion du conseil municipal du 27 mars 2018

ALLOCUTION DE MONSIEUR GEORGES MOTHRON, MAIRE D’ARGENTEUIL, 

CONSEIL MUNICIPAL – 27 MARS 2018

 

Mesdames, Messieurs les élus,
Chères Argenteuillaises, Chers Argenteuillais,

Je vous remercie pour cette minute de silence.

Il est toujours difficile de revenir à la vie quotidienne et à nos débats après des évènements aussi dramatiques.

Mais il me faut maintenant évoquer notre ville et les évolutions positives qu’elle connait.

Vous le savez, nous avons fait le choix fondateur de rejoindre la Métropole du Grand Paris pour replacer Argenteuil sur la carte économique francilienne.

J’ai d’ailleurs eu l’occasion d’en expliquer les origines et l’importance vitale pour notre ville dans la revue de la Métropole : Objectif Grand Paris qui a consacré un grand dossier spécial de 35 pages à la renaissance d’Argenteuil dans son dernier numéro.

Ce choix a porté ces fruits lors du premier appel à projet « Inventons la Métropole du Grand Paris » dont nous avons été lauréats avec Argenteuil Littoral.

Ce projet ambitieux va très bientôt, comme vous le savez,  permettre la résurrection du quartier de la Gare Centrale trop longtemps laissé à l’abandon et malmené par les départs d’entreprises.

Un second appel à projet vient d’être lancé par la Métropole qui a, de nouveau, retenu la candidature d’Argenteuil, cette fois avec l’ancien site Yoplait, signe de notre visibilité et de notre attrait retrouvé.

Au cœur du Parc d’activités économiques des Berges de Seine, je suis certain que cet emplacement suscitera des projets prometteurs et bénéfiques pour notre tissu économique et pour les Argenteuillais.

Nous avons bien fait, il y a 2 ans, de le préempter en y évitant l’implantation d’une base de logistique du n°1 américain du e-commerce.

Je le répète, sans notre adhésion à la Métropole nous ne pourrions pas avoir accès à cette formidable opportunité de développement.

Je m’en félicite et je remercie tous ceux, élus, Conseil économique d’Argenteuil et agents de la ville qui portent ce dossier.

Ce projet est d’autant plus important qu’il se trouve non loin du site de l’Atelier 116, situé au même numéro du quai de Bezons, rénové en 2016 par Bricqueville.

La seconde phase, au 114 du même quai, proposera bientôt sur près de 4000 m2 des locaux modulables, comprenant bureaux, laboratoires et ateliers avec parkings en sous-sol, sans oublier un hôtel de 120 chambres et restaurant pour le tourisme d’affaire.

Le projet est entré dans sa partie finale de bouclage et le permis de construire a été déposé.

C’est donc tout ce quartier des bords de Seine qui connait un renouveau depuis 4 ans et le transport en commun en site propre, dont l’enquête publique vient de commencer, va permettre enfin de le relier au pont de Bezons donc au T2 et à la Gare Centrale en moins de 10 minutes.

La réunion publique à Argenteuil se tiendra d’ailleurs demain à l’espace Nelson Mandela.

Le passage de ce nouveau mode de transport permettra, en outre, une requalification des rues Michel Carré et Henri Barbusse avec un accent mis sur les circulations douces et la végétalisation dont le quartier du Val Notre Dame a tant besoin.

L’ambition de revitalisation du centre-ville que nous portons pourra aussi trouver, nous l’espérons, un relais avec la Métropole grâce l’appel à manifestation d’Intérêt « Centres-villes vivants » qu’elle vient de lancer et pour laquelle nous sommes là aussi candidat.

Ce dispositif nous permettra d’être accompagnés dans notre  démarche avec l’ensemble des acteurs mobilisables.

Vous le voyez notre engagement au sein de la Métropole et de sa dynamique s’inscrit en cohérence avec le travail de la municipalité au service des Argenteuillais.

Le renouveau du centre-ville nous y travaillons aussi avec le futur pôle Héloïse. L’avancée du projet nous conduit à suspendre la salle Jean-Vilar actuelle.

En attendant la nouvelle salle de spectacle qui verra le jour dans le futur pôle culturel, nous tenons l’engagement pris devant l’ensemble des associations argenteuillaises de leur proposer une nouvelle salle, à bien des égards plus fonctionnelle que Jean-Vilar, et qui permettra à l’ensemble des spectacles, manifestations culturelles et associatives de se tenir à l’identique.

Cette promesse, faîte aux utilisateurs et aux visiteurs, nous la tenons avec un nouvel équipement dont le coût total de construction et d’aménagement reste très raisonnable puisqu’il ne dépasse pas 1 600 000€.

Voilà le vrai coût contrairement aux chiffres fantaisistes avancés ici et là et complaisamment relayés par ceux qui s’opposent au projet Héloïse.

Partisans de la rénovation ou de la reconstruction de Jean-Vilar qui s’offusquent du coût de cette nouvelle salle mais dont il faudra qu’ils nous expliquent, un jour, comment ils comptent mener à bien un tel projet sans proposer d’alternative le temps des travaux (..) il est vrai qu’opposition et cohérence ne font pas toujours bon ménage.

En ce qui nous concerne, nous poursuivons notre programme.

La salle est prête et les associations seront les premières à la découvrir début mai.

J’ai d’ailleurs pu le leur annoncer directement lors des premiers états généraux de la vie associative qui se sont tenus le week-end dernier.

***

Argenteuil retrouve son souffle et même si notre ville change d’air il nous faut composer avec des gouvernements toujours prompts à demander aux collectivités de nouvelles missions tout en prenant soin de limiter leurs capacités financières avec, par exemple pour notre ville, une baisse de la Dotation Globale de Fonctionnement de 43.3 millions d’€ sur les 3 dernières années.

Je sais que l’opposition aime beaucoup ce genre de mise en perspectives : 43 millions ce sont presque 3 groupes scolaires, comme celui que nous construisons au Val Notre Dame, en moins.

Nouvelle illustration aujourd’hui de ce mode opératoire, qui concerne justement les écoles, avec la feuille de route du gouvernement sur le dédoublement des classes de CP en REP et CE1 en REP + qui nous demande d’ouvrir 61 classes auxquelles s’ajoutent 10 classes pour l’augmentation naturelle des effectifs pour la rentrée prochaine.

L’État nous demande d’ouvrir dans six mois, 71 classes dans les groupes scolaires d’Argenteuil, soit 20% de plus que notre capacité actuelle, et cela sans aucune aide spécifique.

71 classes cela représente presque 4 groupes scolaires comme celui du Val Notre Dame dont je vous parlais.

Au-delà de la création physique de ces classes, ce sont aussi des frais de personnel et d’entretien qui viendront s’ajouter au budget de la commune.

Je comprends les raisons et les motivations du ministre de l’Éducation Nationale, elles sont louables.

Mais cette politique de dédoublement, dans une ville comme Argenteuil, avec une population jeune, en forte croissance et dont les écoles sont majoritairement classées en REP et REP+ a des conséquences exceptionnelles.

Je ne vous livre pas ces chiffres dans un but polémique ou  critique de la politique du gouvernement.

Ce n’est pas mon propos.

Je veux attirer l’attention sur l’extrême difficulté dans laquelle nous devons agir et mener le programme pour lequel les Argenteuillais nous ont élus il y a 4 ans, mais au-delà pour le bien public de la ville et de ses habitants.

Quelle que soit notre situation financière, l’État traite toutes les collectivités de la même manière et je ne demande pas de traitement de faveur.

Nous allons, d’ailleurs, mettre en place ces classes pour le bien des enfants d’Argenteuil et parce que, républicain dans l’âme, je sais que le devoir d’un maire est de donner aux écoles de sa ville les moyens qui lui sont nécessaires.

Notre majorité les donne d’autant plus volontiers que l’éducation a été, en dépit des immenses difficultés, le budget que nous avons toujours sanctuarisé depuis notre arrivée en 2014.

Mais ce cas d’école, sans jeux de mots, éclaire l’importance vitale que revêt le redressement financier de la ville que nous avons mené avec succès depuis 4 ans.

Si je l’évoque maintenant c’est que ce conseil va en donner l’illustration avec la 4e question de notre ordre du jour et l’adoption du compte administratif, très positif.

Vous verrez le fruit des efforts des élus et des services de la ville et je tenais à les en remercier. C’est aussi le fruit des efforts des Argenteuillais et je ne l’oublie pas.

L’opposition continuera avec des tracts, à longueur de tribunes et de conseils à donner des leçons de gestion et à expliquer combien d’écoles tel ou tel choix de la majorité représente.

Nous continuerons à travailler au service des Argenteuillaises et des Argenteuillais pour rendre à cette ville la place qu’elle doit avoir, pour développer son potentiel et pour pouvoir ouvrir l’équivalent de 4 groupes scolaires en un an grâce aux seules capacités d’investissement retrouvées de la ville.

Je vous remercie.

*Seul le prononcé fait foi

Allocution à l’occasion du conseil municipal du 26 janvier

ALLOCUTION DE MONSIEUR GEORGES MOTHRON, MAIRE D’ARGENTEUIL

CONSEIL MUNICIPAL DU 26 JANVIER 2018

 

Mesdames, Messieurs les élus,
Chères Argenteuillaises, Chers Argenteuillais,

 

Nous sommes encore dans la période des vœux et je veux donc profiter de l’occasion pour vous présenter à tous, élus, personnel municipal, Argenteuillais et Argenteuillaises présents dans le public ou spectateurs de la retransmission vidéo, mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année.

Vœux de bonheur et de santé dans vos vies personnelles mais aussi vœux pour notre ville dans le futur.

Le futur de notre ville je tiens à en parler alors que nous allons débattre, ce soir, du budget 2018.

Le gouvernement, dans la lignée de ses prédécesseurs, adopte à l’égard des collectivités territoriales, et donc des villes comme la nôtre, une lente mais constante politique de remise en cause de leur autonomie d’action et notamment financière au nom de la lutte contre la dette publique.

Il souhaite faire participer les collectivités territoriales à l’effort de réduction de la dépense publique.

Je ne peux qu’être d’accord avec ce principe d’équilibre des comptes publics et de modération des dépenses pour réduire les déficits et permettre ensuite d’alléger la pression fiscale qui vient les financer.

Je souscris aussi pleinement à ce que les collectivités y prennent toute leur part.

Notre action depuis 4 ans pour redresser ceux de notre ville le prouve.

Seulement le discours et la méthode me semble déloyaux.

Le discours tout d’abord ; car l’objectif de l’État ne semble pas tant être la saine gestion des deniers publics par les collectivités, que de leur faire réaliser de force, sans concertation et au pas de charge les économies nécessaires au rééquilibrage des comptes publics de notre pays qu’il a bien du mal mener lui-même.

L’État laisse croire que les collectivités sont à l’origine d’une partie des déficits pour mieux leur faire faire les économies qu’il a bien du mal à réaliser.

Un peu comme si, à l’aéroport, au moment d’enregistrer, pour éviter l’excèdent de bagages vous demandiez à votre conjoint ou votre conjointe de vider sa valise en oubliant de faire de même avec la vôtre.

Car aujourd’hui, même si leur gestion est loin d’être parfaite, les collectivités sont dans leur globalité à l’équilibre et même légèrement excédentaires.

L’État, lui en revanche, ne peut en dire autant car c’est son déficit qui impacte les comptes publics.

Et cela alors même que, depuis des années, les gouvernements successifs n’ont eu de cesse de transférer aux collectivités toujours plus de missions, sans y joindre à chaque fois les moyens financiers qu’ils impliquent comme, par exemple, avec le PACS dont Xavier PERICAT nous parlera certainement tout à l’heure.

J’en viens maintenant à la méthode avec la disparition de la taxe d’habitation et le pacte de confiance présenté en septembre dernier.

Le gouvernement poursuit là, à l’égard des collectivités locales, la politique constante de ses prédécesseurs ; celle d’une lente mais constante remise en cause de leur autonomie d’action et notamment financière.

Chacun connait les défauts et les injustices de la taxe d’habitation mais sa disparition nous prive d’un levier de financement propre, de notre autonomie, ainsi que d’un lien direct entre la ville et ses habitants.

Par ailleurs, l’engagement de compensation intégrale de l’État ne court que jusqu’en 2020 !

Nous avons connu de meilleures garanties.

Comment projeter les recettes, donc les investissements d’une ville comme Argenteuil avec une visibilité à 3 ans ?

À cela s’ajoute le futur pacte de confiance dont l’élaboration doit commencer cette année pour une mise en place dès l’an prochain.

L’État a pris soin d’en fixer les résultats avant même d’en dévoiler le dispositif.

A l’heure où je vous parle nous n’en connaissons que les grandes lignes mais les détails restent encore vagues.

Mais notre ville par sa taille de sa population sera concernée

L’augmentation possible de notre budget de fonctionnement serait limitée, en principe, à 1.2% mais 3 critères différents

  • de croissance démographique,
  • de richesse de la population et
  • d’efforts passés sur la maitrise des frais de fonctionnement

par un jeu de malus et de bonus pourraient faire varier ce taux référence dans une fourchette comprise entre 0.75 et 1.65%

Pour être clair, avec notre budget cela autoriserait une augmentation comprise entre 1,2 et 2,6 millions d’€ pour notre ville.

Pour bien comprendre maintenant la problématique que cette mécanique pose à notre ville, prenons l’exemple de la masse salariale des agents de la ville qui représente 65% de notre budget de fonctionnement.

La simple progression mécanique du seul glissement vieillesse technicité (GVT) lié à la progression de carrière et aux changements de nature des missions des agents entrainera une hausse automatique de 1% de sa masse salariale soit 1 millions d’€/an.

Ce qui ne laissera à la ville qu’une marge de progression comprise entre 200 000 et 1,6 millions d’€.

Et cela sans aucune embauche.

Avec ces perspectives, l’immense effort de redressement de la situation financière de la ville et notamment la maîtrise de sa masse salariale entrepris depuis 4 ans apparaissent encore plus vitaux qu’ils ne l’étaient déjà.

A cette incertitude financière vient s’ajouter maintenant une incertitude institutionnelle avec la réflexion que mènent le Président de la République et le Gouvernement sur la réorganisation de la région parisienne

Laquelle remet déjà en question l’avenir des tous jeunes territoires de la Métropole et celui des départements dont le Val d’Oise sans qu’aucun ne soit réellement consulté.

Je m’en suis d’ailleurs ouvert la semaine dernière en signant, comme président de Boucle de Nord de Seine, une lettre ouverte commune avec 10 autres de mes collègues présidents de territoires de la MGP pour demander à ce que nos voix, celles de nos collectivités et de leurs citoyens, soient entendues.

Ce que nous voulons : c’est que le gouvernement redonne aux collectivités la maîtrise de leurs moyens, que l’on fasse d’elles les acteurs du redressement, comme nous l’avons fait à Argenteuil plutôt qu’une mise sous tutelle qui les place dans un brouillard institutionnel et financier qui entrave leur développement et leurs missions.

La Métropole est un formidable levier de développement et d’opportunités et nous devons la défendre.

Je l’ai souvent dit, notre choix de la rejoindre porte déjà ses fruits avec des projets comme Argenteuil Littoral ; mais, plus encore, il replace Argenteuil à sa place : au cœur du développement de notre région.

Cette dynamique vient à nouveau de payer avec le feu vert, acté par Île-de-France Mobilités lors de son Conseil d’Administration du 13 décembre dernier, pour, enfin, lancer la concertation et l’étude de faisabilité de la liaison en site propre Argenteuil-Bezons-Sartrouville.

Je m’en félicite pour Argenteuil et ses habitants.

Élément remarquable, dû à notre investissement dans la défense de ce dossier, la concertation reposera sur un tracé précis construit en totale collaboration avec les services de la ville.

Ce projet vital va enfin permettre de relier Argenteuil au grand pôle de la Défense via le T2 mais aussi de placer le secteur de la Porte Saint Germain en prise directe avec Paris, via la gare centrale, et La Défense à l’horizon 2025.

Il reliera notre territoire aux grands pôles d’emploi mais, mieux que cela, il nous permettra de faire de notre territoire un véritable pôle d’emploi avec le développement et la requalification de tout le secteur du Val Notre Dame et de la porte Saint-Germain.

Il assurera un transport fiable, capacitaire et constant, proche de celui du tram, pour désenclaver le val Notre-Dame limitant pour les riverains la nécessité de l’utilisation de la voiture particulière.

Enfin, il nous permettra de lancer la rénovation du quartier et de ses voies et espaces publics, notamment la rue Henri Barbusse et la place du 11 novembre, en organisant un nouveau partage de la voirie offrant une nouvelle place aux piétons et aux vélos.

Du 19 mars au 23 avril 2018 une concertation avec la population sera menée avec une exposition présentant le projet à l’hôtel de ville puis avec l’organisation d’une réunion publique.

Je souhaite finir cette introduction en ayant un mot pour les agents de la ville.

Nous avons, lors du dernier conseil, voté le nouveau régime indemnitaire avec, notamment, la création d’une prime nouvelle dont l’objectif est de récompenser les agents ayant témoigné, par leur présence constante, leur engagement au service de la collectivité.

Elle a d’ailleurs été versée ce mois-ci aux agents ayant fait preuve de cet engagement exceptionnel.

Elle a, cependant, suscité des polémiques et pu être mal comprise par certains.

Nous avions voulu qu’elle soit très simple dans son fonctionnement pour être facilement lisible et ne pas donner l’impression de créer des catégories ou des effets de seuil.

J’en ai discuté avec les agents, les élus et les représentants syndicaux et, après mûres réflexions, j’ai décidé d’en modifier un des critères.

 Je tenais donc à annoncer que je demanderai au prochain conseil municipal d’en étendre l’accès, dès cette année, aux agents ayant bénéficié d’un congé maternité mais aussi à ceux ayant pris un congé paternité.

Accueillir un enfant est un bonheur et une responsabilité autant pour une mère que pour un père et il me parait juste que les deux puissent en bénéficier sans distinction.

J’ai toujours envisagé ma fonction avec conviction et détermination dans l’action mais en restant ouvert à la discussion. Il faut savoir faire évoluer ce que l’on a porté pour en assurer le succès.

***

Maintenant place à l’ordre du jour.

Je vous remercie.